Je vous devais un petit retour sur les deux sondages concernant le lectorat de ce blog. 105 personnes ont bien voulu répondre au sondage concernant leur qualification, et 69 au sondage de satisfaction avec ce blog – qu’ils en soient tous remerciés.
Voici le résultat, avec celui du sondage de 2010 :
Bien entendu, le total des pourcentages est supérieur à 100 car on pouvait cocher plusieurs cases.
Les mandataires européens sont toujours plus présents : plus d’un lecteur sur deux possède cette qualification. Les cabinets sont beaucoup plus intéressés par mon florilège de jurisprudence que les industriels (49% contre 23%), ce qui n’est pas une grande surprise (mais je ne connais pas la taille relative de ces populations). La faible part des personnes en formation dans l’industrie m’attriste un peu.
On retiendra aussi quelques pertes regrettables. Les agents de l’OEB se font plus rares, mais ce sont surtout les avocats qui semblent avoir déserté le blog. Ils étaient 7 en 2010 à le fréquenter – et à le dire –, ils ne sont plus que 2 en 2011. A noter aussi que le seul magistrat présent en 2010 semble nous avoir quitté. Les enseignants du droit ne se bousculent pas non plus sur le blog.
Le deuxième sondage permet de voir que l’appréciation du blog a assez peu changé.
Le pourcentage de personnes pour qui le blog fait partie des préférés est en baisse, mais cela me semble assez logique, dans la mesure où le blog atteint maintenant un lectorat un peu plus conséquent. Ceux qui pensent que le blog n’apporte peu ou rien sont peu nombreux, mais cela aussi va de soi – on peut penser que la plupart des mécontents ne sont plus là pour signaler leur insatisfaction.
Il faut peut-être préciser qu’un pourcentage très significatif des lecteurs vient sur le blog avec des requêtes qui font penser qu’ils ne sont pas à la recherche de jurisprudence. Ceci s’explique par le fait que la contrefaçon concerne souvent des objets de grande distribution et que quelqu’un qui s’intéresse aux baskets pourvus de roulettes, pour ne citer qu’un exemple, peut ainsi atterrir sur le blog sans savoir ce qui lui arrive.
Sur un tout autre plan, je voudrais profiter de ce billet pour remercier mes lecteurs de leurs réactions sympathiques au billet d’anniversaire.
Mon regret concernant le faible nombre de commentaires a été amplement commenté. Plusieurs explications ont été proposées, et sans doute y en a-t-il plusieurs. Rimbaud invoque la réticence française à prendre la parole, le Lyonnais le manque de temps. L’Alsacien quant à lui mentionne l’esprit de compétition et de concurrence qui caractérise nos professions. Une lectrice m’a signalé que le secret qui entoure l’identité de votre blogmestre (quel mot horrible !) ne donne pas envie de commenter. Soit. Sachez en tout cas que vos commentaires sont les bienvenues, et parfois même salutaires. Onurb (Bruno sens dessus dessous ?) m’a signalé une bévue, je lui en sais gré.
Une dernière remarque concernant mon pseudonymat. Un commentateur – anonyme, s’entend – du billet d’anniversaire me pose la question fatale : « Mais qui est donc le créateur de ce blog ? » Je ne répondrai pas à cette question, simplement parce que j’ai plus à y perdre qu’à y gagner.
J’ai envie de citer Maître Eolas, qui a dit, dans un récent billet :
« … Pour conclure, rappelons une évidence : sur l’internet, ce n’est pas qui vous êtes qui compte, mais ce que vous dites. Le pseudonymat est quelque chose de naturel sur les réseaux, et même une prudence élémentaire face à un support hypermnésique. Il est temps que l’on cesse de le trouver suspect, et cela commencera en cessant de le confondre avec l’anonymat. » (c’est moi qui souligne)
Mon mot de fin reprend un autre de ses billets :
« … Mon identité n’est pas un secret honteux, c’est une démarche qui m’a semblé naturelle. Je précise pour ceux qui auraient des doutes que … mon nom ne dira rien à la plupart de mes confrères … Voilà donc ce point sur mon [pseudonymat], qui ne cache rien d’autre que mon nom : pas de secret honteux, pas de scandale en germe, juste la volonté de séparer ce blogue, qui est un acte totalement gratuit, un cadeau que je fais à qui veut bien me lire, de mon activité professionnelle … »
Votre bien dévoué
kotori


Cher Kotori,
RépondreSupprimeren tant que lecteur averti en matière de propriété industrielle, ce qui m’importe est bien la qualité de vos choix de décisions et des commentaires dont vous les accompagnez, plus que votre qualité propre! Bien sûr, on aimerait à satisfaire un peu sa curiosité : êtes vous étudiant, avocat, conseil en PI, professeur de droit ? Mais qu'importe ! Pour moi votre travail complète efficacement et admirablement les journées de formation FNDE.
Merci !
Je plussoie.
RépondreSupprimerLoin de moi l'idée de casser l'ambiance mais permettez-moi de revenir un instant sur le tableau exhibé ici et d'humblement poser la question suivante : Conseil en innovation, mais bon sang de bonsoir qu'est-ce donc que cela ?
RépondreSupprimerSinon, pour changer de sujet, je me risquerai bien à une explication sur le faible nombre de commentaires : le rythme (1 article par jour) est peut-être trop soutenu. Déjà qu'on n'a pas toujours le temps de consulter les blogs voilà-t-y pas qu'avec celui-ci (de haute qualité, entendons-nous bien) il faudrait le consulter tous les jours et plusieurs fois par jour ... On risque l'addiction. Dit plus simplement, une actualité chasse l'autre (comme dirait l'autre).
Si je comprends bien, les conseils en innovation sont des sociétés de consulting dans tout ce qui concerne l’innovation (stratégie R&D, management de l’innovation, valorisation de l’innovation, …). Il y en a pas mal, comme vous pouvez le constater par une simple recherche sur Internet.
RépondreSupprimerVous avez sans doute raison par rapport à l’inflation de l’information. Il faut savoir choisir, c’est certain. Pour ceux qui craignent la noyade, la lecture du PIBD est peut-être plus judicieuse que le suivi de ce blog : on y trouve l’essentiel.
A vrai dire, je n’ai jamais aspiré à produire un billet par jour. Ce rythme résulté du rythme de production – assez impressionnant – des juridictions françaises. Il y a d’ailleurs eu des semaines sans billet, même en dehors de mes congés, par défaut de matière première.
Ceci étant dit, je trouve l’idée d’un billet par jour (empruntée à un blog anglophone consacré au droit européen) assez intéressante car elle offre un « entraînement » quotidien à ceux qui le souhaitent. Et pour les autres, rien ne les empêche de venir à un rythme plus lent qui leur convienne. Enfin, les visiteurs occasionnels (comme les autres) peuvent utiliser le blog comme base de données.
Savez-vous si le titre de "conseil en innovation" est réglementé ?
RépondreSupprimerPour ma part, je l'ignore.
RépondreSupprimerkotori était-il présent à la maison de la chimie mardi dernier ?
RépondreSupprimer* soupir *
RépondreSupprimerBravo et encore Bravo pour votre blog !
RépondreSupprimerQu'il y ait une décision par jour ou pas, chacun est libre de consulter ou pas ou d'imprimer et de lire plus tard. Pour ma part, je regarde chaque fois qu'il y a une page nouvelle. Cela prend quelques minutes pas plus, mais je lis en détail lorsque le sujet m'intéresse.
S'il n'y avait qu'une décision par mois, certains diraient qu'il n'y en pas assez...
Je veux donc vous dire que votre blog est vraiment très utile et qu'il enrichit le paysage de la blogosphère (même si je n'aime pas ce mot, je l'utilise quand même car je n'en trouve pas d'autre) au même titre que celui de notre confrère Laurent T. ou le blog K.
Je regrette quand même votre anonymat. Au moins pourriez-vous nous dire dans quel domaine vous travaillez (industrie, cabinet PI ou cabinet d'avocats) ?
Encore bravo !
"blogoboule" ?
RépondreSupprimerje "plussoie" sur les premiers commentaires : bravo!
RépondreSupprimerje "plussoie" sur le rythme quotidien : bravo, car on a là une belle base de données, même si on ne lit pas tous les articles.
je "plussoie" kotori qui "soupire" quant aux tentatives de "tirage des vers du bec" de notre blogueur plumé. Cher Kotori, ne changez rien!
Si j'enlève les consonnes de "soupirs" j'ai peut-être la réponse à ma question.
RépondreSupprimerles CPI ne semblent pas connaitre leur code ...
RépondreSupprimeren effet, les CPI sont normalement sur la liste L421-1...
or il y 35 CPI et que 12 inscrits sur la liste L421-1.
Enfin, on supposera que les gens ont compris L421-1 sauf les CPI puisqu'en industrie;
Mais la question devient alors : qu'est "Spécialiste en industrie" ?
merci beaucoup pour ce super blog que je suis depuis longtemps, et qui m'a bien servi pour réviser l'EQF!
Quelqu'un a compris la remarque de l'anonyme précédent ?
RépondreSupprimer